31.10.2008
La lettre de "l'élue"
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17.10.2008
Contre la privatisation de la poste
APPEL COMMUN A LA MOBILISATION
Contre la privatisation de la poste pour un débat public
et un référendum sur le service public postal
Dans le pays d’Aix nous relayons l’appel départemental et national en affirmant que le service public postal appartient à tous les citoyens.
Ce sont eux qui doivent pouvoir décider de l’avenir de la poste.
Et pourtant le gouvernement veut transformer la poste en société anonyme. Nous avons vu ce que cela a donné avec France Télécom ou GDF.
C’est une attaque contre un symbole cher à la population : celui d’un service public ouvert à tous, efficace, garant de proximité et jouant un rôle social essentiel.
On constate déjà (pour préparer l’ouverture du capital de la poste) les retards de courrier, des projets de fermeture de bureaux dans certaines communes, la précarité des effectifs, les suppressions d’agents, les attentes aux guichets dans des bureaux trop petits… Qui s’occupe des gens les plus isolés et les plus fragiles ?
Le service public doit être maintenu, modernisé et rénové pour répondre aux besoins de la population.
La Poste est un « service public national » qui est « la propriété de la collectivité », selon le préambule de la Constitution. Ce même texte définit l’égalité des droits et des devoirs, sans distinction d’origine ni de religion. Pour tous et partout, le droit à la communication, le droit à l’adresse, le droit au compte et l’accessibilité bancaire doivent figurer au premier rang des missions de La Poste.
Dans ce contexte il est nécessaire et légitime que la population et les élus élargissent les mobilisations des postier(e)s et puissent s’exprimer directement.
Nous savons que partout en Europe les privatisations postales ont engendré une baisse de qualité du service, une augmentation des tarifs et des réductions d’emplois. Un récent sondage CSA indique que 73% des français, sympathisants de droite ou de gauche, refusent la privatisation.
L’article 11 de la Constitution révisée ouvre le droit d’initiative citoyenne. Les citoyens doivent pouvoir décider de l’avenir de La Poste par référendum.
C’est pourquoi dans le pays d’Aix, nous voulons nous opposer résolument à la privatisation de la poste et ouvrir un grand débat public.
La mobilisation de toutes et de tous doit contraindre le gouvernement à y renoncer.
Le 16 octobre 2008
Quelques signataires au niveau national
:Confédération CFTC • Confédération CGT • Confédération Paysanne • Confédération FO • SUD Crédit Foncier • SUD PTT • FSU • SOLIDAIRES • ANECR Association Nationale des Elus Communistes et Républicains • CNCU Coordination Nationale des Collectifs Unitaires pour une Alternative au Libéralisme • GUE/NGL Composante française du groupe de la Gauche Unie européenne/Gauche verte Nordique • Les Alternatifs • Les Verts • LCR Ligue Communiste Révolutionnaire • MARS Gauche Républicaine • Mouvement de la Jeunesse Communiste • Mouvement des Jeunes Socialistes • MRC Mouvement Républicain et Citoyen • NPA Nouveau Parti Anticapitaliste • PCF Parti Communiste Français • PRG Parti Radical de Gauche • PS Parti Socialiste • PRS Pour la République Sociale • ATTAC • Convergence des Collectifs de Défense et de Développement des Services Publics • DAL Droit au Logement • Fondation Copernic • LDH Ligue des Droits de l’Homme …..
23:33 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.10.2008
Propriétaires et locataires logés a la méme enseigne ?
Propriétaires et locataires logés à la même enseigne ?
Le foncier, l'habitat ne servent plus depuis une vingtaine d'années à satisfaire le droit au logement. Ils sont devenus des objets de placement, des instruments de défiscalisation et éventuellement des sources de rentes patrimoniales par les revenus locatifs. Dans tous les cas ils sont objets spéculatifs sans rapport avec les besoins mais essentiellement conditionnés par les plus-values ou rentes que l'on peut en tirer à court ou moyen terme. Prix de vente et de locations sont disproportionnés par rapport aux salaires, sans cohérence avec un aménagement du territoire intelligent, sans rapport avec le développement durable, la loi de solidarité et de renouvellement urbain, des plans locaux d'urbanisme concertés et pertinents.
Conséquences : toutes les mesures qui ont tendu à exploiter ce « filon » (à une extrémité la loi Robien et autres mesures favorables à l'accumulation du capital immobilier et à l'autre bout, à Eguilles par exemple, le rôle du maire qui pousse à l'augmentation des prix voulant satisfaire avant tous les propriétaires aux dépens de l'intérêt général) ont contribué au krach financier actuel où l'économie réelle, les valeurs vraies se rappellent brutalement au bon souvenir des spéculateurs fabricants de faillite.
Le krach immobilier s'annonce. Il risque d'être aussi brutal. Déjà les ventes dans le neuf ou l'ancien ont chuté de 30 à 40 %. Et le marché de la location stagne ou régresse. Ainsi, pour avoir trop spéculé, la valeur marchande des terrains, maisons ou immeubles devrait chuter et probablement dans son sillage les loyers. Personne ne peut regretter un tel réajustement s'il venait à se produire. Toutefois, sa brutalité va générer des drames et des injustices.
Par exemple : les personnes qui ont acheté un bien depuis moins de 10 ans, avec des emprunts extrêmement longs vont voir leur patrimoine se dévaloriser fortement alors que leur dette restera au niveau spéculatif antérieur. En cas d'accident de la vie, c'est la faillite ou la misère qui guette ces personnes. Il y a là un aperçu des mâchoires redoutables du piège du rêve de propriété qui se referme. La démagogie de la « France de propriétaires » exploitée par Sarkozy en campagne présidentielle relève bien du fantasme. Un fantasme qui va coûter cher. Qui va faire des dégâts.
Par contre, comme nous l'avons toujours défendu, la lutte contre l'inflation foncière ou immobilière, la modération des prix des logements apparaissent comme des garanties de stabilité simultanément pour les propriétaires particuliers, notamment ceux accédant à la propriété dont les valeurs du bien ne se dévalueront pas et pour les locataires avec des loyers abordables concrétisant alors leur droit au logement dans de meilleures conditions.
Plus : cette crise montre que l'état de locataire présente des avantages car il n'est pas lié à une valeur de patrimoine mais à son usage. Il permet plus de mobilité et de souplesse avec des risques moindres. D'où l'idée de créer un service public de l'habitat et du logement pour consolider une offre locative de qualité et importante qui permettrait aux locataires de bénéficier de situations au moins équivalentes à celle des propriétaires tout en constituant un droit efficace au logement. Voilà une responsabilité politique que nous sommes prêts à assumer avec des propositions concrètes.
Pierre Bachman, ancien conseiller municipal d'Eguilles, membre du PCF.
18:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.10.2008
Un logement pour tous
Projet de loi de mobilisation pour le logement
Madame Christine Boutin, ministre du logement, présente lundi 28 juillet son projet de loi dit «de mobilisation pour le logement» en conseil des ministres. Bien que très attendu, son contenu suscite nos plus grandes réserves car n’est pas à la hauteur de la crise que nous traversons.
Le droit au maintien dans les lieux est remis en cause. Les locataires en HLM dont les revenus seraient deux fois supérieurs aux plafonds auraient trois ans pour quitter leur logement.
Ces mêmes plafonds seraient diminués de 10%. A cela s’ajoute le décret, à venir, renforçant le supplément de loyer de solidarité applicable aux locataires dépassant d’au moins 20% les plafonds de ressources.
Les locataires en sous-occupation sont aussi concernés : s’ils refusent trois propositions de relogement, ils devront eux aussi partir.
Les classes moyennes qui vivent encore en HLM vont être un peu plus pénalisées sans pour autant qu’on leur permette de trouver un logement qui corresponde à leurs ressources.
Faire partir du logement social les locataires les plus solvables, ceux qui assurent une mixité économique et sociale ne résoudra certainement pas la crise du logement.
Il est également prévu de réduire à un an, au lieu de trois, le délai pendant lequel le juge de l’exécution peut suspendre une décision d’expulsion. Les locataires de bonne foi auront moins de possibilité de redresser leur situation, ce qui conduira à accroître la file d’attente des ménages prioritaires au relogement dans les commissions de médiation créées par la loi relative au droit au logement opposable !
Enfin, ce projet de loi prévoit l'assouplissement des règles définies à l'article 55 de la loi SRU en matière de mixité sociale (20 % de logements sociaux dans toutes les communes de plus de 3500 habitants) en intégrant dans la comptabilisation de ces logements, ceux qui seraient produits aux fins d'accession à la propriété sous condition de ressources.
A l'heure où de nombreuses communes n'ont pas respecté les objectifs de rattrapage fixés par les préfets, cette mesure serait contre-productive en matière de mixité sociale. En effet, l'accession, même sociale, s'adresse à des ménages dont les revenus sont nettement plus élevés que ceux des demandeurs de logement locatif social.
Il s'agit là d'un « message » d'encouragement aux maires qui résistent aux dispositions de la loi SRU, ceci en totale contradiction avec la nécessaire solidarité territoriale face à une crise du logement sans précédent.
Le ministre du Logement a fait appel à la mobilisation des acteurs de la filière du logement à de nombreuses reprises. Cependant, nous constatons que les acteurs les plus sollicités restent les organismes du logement social ainsi que le 1 % logement, tandis que la part demandée au secteur locatif privé parait bien mince ; on prend même des mesures en sa faveur.
Dans un contexte de mobilisation générale, il est difficilement acceptable que le gouvernement s’affranchisse de tout effort budgétaire et financier ; en effet, une diminution importante du budget concernant le logement et la ville pour 2009 est annoncée.
De plus, le gouvernement semble ignorer qu'un des acteurs principaux de la mobilisation est et reste le locataire.
Celui-ci, dans son immense majorité, honore chaque fin de mois le paiement de son loyer, c'est donc lui qui par son effort financier contribue aujourd'hui à la gestion des organismes HLM et qui, demain, sera pénalisé par les sanctions qui pourraient être infligées à ces derniers.
23:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Une élue à votre service
Madame,Monsieur,
Depuis Avril dernier je suis élue de la ville d'Aix et conseillére de la Communauté du Pays d'aix, je suis militante au parti communiste depuis 1995, mére de quatre enfants et je dirige une association pour la défense des locataires et l'amélioration de leur cadre de vie.
Au niveau de mon mandat d'élue je siége a la commission de la "vente du patrimoine de la ville" et aussi à la commission de "l'urbanisme".A la communauté d'aglomération je siége à la commission "Politique de la ville et Habitat".
Mon engagement principal est contre "le mal logement" mon action c'est la lutte pour que chacun ait un toit et des conditions de vies décentes.
Depuis plusieurs années avec un collectif d'associations j'ai mis en place une action contre les expulsions, réguliérement nous intervenons tot le matin pour éviter que des familles se retrouvent à la rue.
Je siége au bureau habitat CLCV national, bureau qui fait des propositions et remarques sur les nouvelles lois et décrets proposés dans le domaine du logement .Depuis 1999 je siége au Conseil d'administration de l'OPH Pays d'Aix Habitat en tant que représentante des locataires.
N'hésitez pas a me faire parvenir vos remarques, vos attentes et vos préoccupations quotidiennes.
Si vous le souhaitez vous pouvez me rencontrer aux dates de permanences ou en prenant un rendez vous directement .
Tout le sens de mon engagement d'élue PCF est d'étre à votre écoute et à votre service.
A bientot
Nathalie LECONTE
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